Glossaire de nos métiers
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Ce glossaire a été publié en 2014 dans le hors-série n° 2 de L'Écran traduit, la revue de l'ATAA consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle. Pour le télécharger au format PDF, cliquer ici.

 

Glossaire de la traduction audiovisuelle professionnelle

 

Avertissement : ce glossaire réunit les termes et expressions employés en France dans les différents métiers de la traduction audiovisuelle. Certains de ces termes n’ont pas nécessairement cours dans les autres pays francophones.

 

Abréviations :

 D   : doublage –  S-T  : sous-titrage –  V-O  : voice-over

* : renvoie à une autre entrée du glossaire



A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

   

22 minutes, 26 minutes, 43 minutes, 52 minutes, 90 minutes

Durées standard de programmes* audiovisuels correspondant aux formats types diffusés par les chaînes de télévision (ex. : « traduire un 52 minutes sur la flore indonésienne »). Dans la pratique, les durées réelles des émissions étrangères adaptées sont souvent légèrement inférieures aux durées standard.



A

 

accessibilité

Les techniques d’accessibilité (sous-titrage pour sourds et malentendants*, audiodescription*, etc.) permettent aux téléspectateurs atteints d’un handicap auditif ou visuel de comprendre un programme* audiovisuel.

 

adaptateur

Appellation générale donnée aux traducteurs exerçant dans le domaine de l’audiovisuel, parfois complétée pour former l’expression « auteur-adaptateur » ou « traducteur-adaptateur ». Le terme désigne également les personnes effectuant du sous-titrage pour sourds et malentendants*. Plus spécifiquement, on parlera d’auteur ou d’adaptateur de doublage, de sous-titrage ou de voice-over. À ne pas confondre avec la personne chargée d’adapter une œuvre sous une autre forme que sa forme originelle, sans transfert d’une langue à l’autre, par exemple un roman à l'écran. Il convient de noter que tous les professionnels ne revendiquent pas cette appellation d’« adaptateur » et que certains la réfutent même (jugeant que toute traduction comporte nécessairement une part d’« adaptation » au sens strict). Voir aussi traducteur*.

 

adaptation

Appellation générique donnée à un sous-titrage, un doublage ou un voice-over.

 

ambiance

1.  D  Terme indiquant à l’équipe d’enregistrement d’un doublage une scène de groupe, avec des échanges plus ou moins audibles, souvent en arrière-plan (par exemple un cocktail ou un repas de fête, une scène dans un bar, une salle de classe avec un brouhaha ambiant, etc.). Le détecteur signale ces ambiances à créer, l’adaptateur les écrit et les comédiens jouent lors de l’enregistrement des bribes de conversations pour meubler la scène, lesquelles seront mixées par l’ingénieur du son afin de fournir un fond sonore réaliste et plus ou moins distinct. 2.  V-O  Sens particulier en voice-over : terme désignant une scène laissée sans traduction (brefs échanges indistincts ou sans intérêt pour le documentaire).

 

à plat (travail/travailler)

 D  Se dit d’une adaptation qui n’est pas effectuée à l’aide d’un appareil ou d’un logiciel spécialisé. Par exemple, on dit d’un auteur de doublage qu’il travaille à plat s’il ne dispose pas d’une table de doublage* ou d’un logiciel de doublage* permettant de synchroniser l’image et la bande, mais écrit son texte sur une bande-mère qu’il déroule à la main. Cette technique se fait de plus en plus rare.

 

audiodescription

Opération qui consiste à rendre des films, des spectacles, des expositions, etc. accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, grâce à un texte dit en voix off*, qui décrit les éléments visuels importants pour la compréhension de l’œuvre. Ce texte est élaboré par des adaptateurs spécialisés dans l’audiodescription qui travaillent généralement en binôme.

 

auditorium (abr. « audi »)

 D    V-O  Studio d’enregistrement où est effectué le doublage (synchrone ou en voice-over) d’une œuvre audiovisuelle, par un ingénieur du son*, un directeur artistique* et un ou plusieurs comédiens*. On y trouve une console de mixage, un écran sur lequel défilent l’œuvre et la bande rythmo* portant le texte des comédiens, ainsi qu’une barre derrière laquelle ces derniers se tiennent debout pour interpréter leur texte, sous un micro-perche. Certains auditoriums comportent en outre une cabine (dite « cabine de speak ») à part, pour l’enregistrement de voix off* et voice-over*, ou encore une cabane* pour les sons extérieurs.

 

auteur

Au regard de la loi française (Code de la propriété intellectuelle), des organismes sociaux, de l’administration fiscale ou des sociétés de gestion de droits d’auteur, les adaptateurs de l’audiovisuel ont le statut d’auteur. En théorie, la totalité de leur rémunération s’effectue en droits d’auteur, qu’elle prenne la forme de « prime de commande* » (versée à la suite de l’établissement d’une note de droits d’auteur*) ou de droits générés par la diffusion de leurs œuvres. Le droit d’auteur tel qu’il est défini dans le Code de la propriété intellectuelle confère des droits à la fois moraux (l’auteur a droit au respect de son œuvre et ce droit est perpétuel, inaliénable et imprescriptible) et patrimoniaux (l’auteur peut exploiter son œuvre, ou céder le droit de l’exploiter moyennant rémunération).



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B

 

balai

 D  Interruption dans le rythme d’une phrase des dialogues de la VO (effet de suspens, hésitation, etc.) qui, reproduite telle quelle dans la VF, aboutirait à un résultat peu naturel par rapport à la structure de la phrase en français. Il est alors de mise d’adapter la réplique afin de lui donner un rythme fluide en VF.

 

bande-mère

 D  Pellicule 35 mm opaque, en général de couleur écrue, sur laquelle sont transcrits manuellement la détection* et le texte d’un doublage. Ces éléments y sont positionnés avec précision pour être synchrones avec la bande-son de l’œuvre adaptée. Les mots y sont notamment allongés ou compressés pour suivre le débit de parole des personnages à l’écran.

 

bande-pilote

 S-T  Bande qui servait au repérage* avant l’informatisation de cette étape. En celluloïd, puis en papier, perforée comme de la pellicule 35 mm, cette bande défilait à plat sur le plan d’une table de montage Moritone* adaptée pour cette opération, de manière synchrone avec le film, mais à une vitesse plus lente. La repéreuse ou le repéreur y indiquait les emplacements des futurs sous-titres en prenant généralement le son comme repère et en traçant un trait vertical correspondant à l’image près (surtout pour le début du sous-titre). Le numéro du futur sous-titre était inscrit près du trait vertical de début et un trait horizontal reliait le début et la fin pour matérialiser la durée d’apparition du sous-titre. D’autres signes étaient portés sur la bande-pilote, notamment pour indiquer les changements de plan.

 

bande rythmographique (abr. « [bande] rythmo »)

 D  Pellicule 35 mm transparente, sur laquelle a été calligraphié* le texte finalisé de l’adaptation qui sera interprété par les comédiens lors de l’enregistrement*. Cette bande est projetée en auditorium* aux comédiens de façon synchronisée, sous les images de l’œuvre à doubler. Les répliques sont alors jouées au moment où elles passent devant un repère, une barre verticale appelée « barre de précision ». Ce procédé trouve son origine dans les années 1920, lorsqu’on cherchait à synchroniser de la musique avec les images d’un film muet. L’arrivée du cinéma parlant l’a rendu caduc pour la synchronisation musicale, mais il a été appliqué à la postsynchronisation des dialogues dans des langues autres que la langue originale d’un film. C’est l’ingénieur allemand Carl Robert Blum qui a mis ce système au point sous le nom de Rhythmographie, la bande s’appelant en allemand Rhythmoband.

 

battements

 D  Nombre de mouvements de bouche d’un intervenant à l’écran qui équivaut plus ou moins au nombre de syllabes prononcées.

 

bible

Document ou ensemble de documents regroupant des informations utiles à tous les adaptateurs travaillant sur une même série télévisée (tutoiements/vouvoiements entre personnages, traduction de certains termes ou expressions récurrents, etc.).

 

bobine

Longueur de film de 300 mètres, au format 35 millimètres, dont la projection représente 10 minutes de film (et donc d’enregistrement). Cette unité sert (ou servait) de base au calcul de la rémunération des détecteurs*, des calligraphes* et des auteurs* de doublage. Dans les faits, une bobine destinée à l’exploitation mesure 600 mètres et dure 20 minutes. C’est pourquoi on trouve parfois un découpage en bobine 1a/1b pour les bobines de 10 minutes, 1ab/2ab pour les bobines de 20 minutes, et ainsi de suite.

 

bonus/featurette

Programme* plus ou moins court proposé en plus de l’œuvre principale sur un DVD. Certains s’accompagnent d’un sous-titrage, plus rarement d’un doublage.

 

boucle

 D  Sur une bande rythmo* ou une bande-mère*, laps de temps pendant lequel un ou plusieurs comédiens peuvent enchaîner leurs répliques d’une traite, sans interruption de l’enregistrement. Une boucle dure généralement moins d’une minute et son début est signalé sur la bande par un trait vertical barré d’une croix. Les boucles sont numérotées et servent de base au croisillé*. Généralement, on essaie de faire coïncider une nouvelle boucle avec l’entrée/la sortie d’un personnage ou le début/la fin d’une scène.

 

boxing

 S-T  Fond noir sur lequel peuvent être affichés les sous-titres, généralement en vue d’améliorer leur lisibilité.

 

bulle

 D  Lors de l’enregistrement*, il arrive qu’une bulle de salive se forme dans la bouche du comédien et produise un son gênant pour la compréhension de la réplique. On réenregistre alors la phrase entière.



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C

 

cabane

 D  Dans un auditorium*, box ou paravent isolé acoustiquement, supprimant tout effet de réverbération et permettant de simuler les conditions de répliques prononcées en extérieur.

 

calage

 S-T  Opération technique consistant à décaler ou modifier un repérage* pour le synchroniser avec le son et l’image d’une vidéo. Voir aussi offset*.

 

calligraphe

 D  Technicien(ne) chargé(e) de recopier manuellement, « au propre », le texte définitif d’un doublage (d’après celui de l’adaptateur, rédigé au crayon à papier sur une bande-mère*) à l’encre de Chine sur la bande rythmo* qui sera utilisée lors de l’enregistrement. Avec l’avènement des logiciels de doublage* et du numérique, ce métier, essentiellement féminin, est en voie de disparition.

 

caractères

 S-T  À l’image d’un typographe, l’auteur de sous-titrage doit tenir compte du nombre et de la forme des caractères, suivant la place dont il dispose à l’écran, généralement sur la base de 2 images par caractère environ. Cette règle est établie d’après la vitesse moyenne de lecture d’un (télé)spectateur (qui serait théoriquement de 12 à 15 caractères par seconde, autrement dit de 12 à 15 caractères par tranche de 24 ou 25 images). Ainsi, si le sous-titre à écrire reste 1 seconde à l’écran, le sous-titreur pourra rédiger et afficher un bloc de 12 à 15 caractères, pour 1 seconde et 2 images, 13 à 16 caractères, et ainsi de suite. Cette règle reste un étalon théorique, la lisibilité finale d’un sous-titre dépendant de son contenu et restant largement à l’appréciation de l’adaptateur et du simulateur*.

Deuxième contrainte importante : suivant les normes et le type de diffusion, chacune des deux lignes d’affichage dont dispose le sous-titreur ne doit pas excéder un certain nombre de caractères (en général compris entre 36 et 40). Il convient aussi de tenir compte de la « chasse » (c’est-à-dire de la largeur) variable des différentes lettres : une ligne de sous-titre comportant beaucoup de « l » et de « i » est moins longue qu’une ligne comportant plusieurs « m » et « w ». Une ligne affichant un nombre exceptionnellement élevé de caractères larges risquerait de déborder de l’écran (en télévision et vidéo) et donc d’être tronquée. Par ailleurs, chaque espace entre les mots compte aussi comme un caractère à part entière. Voir aussi sécutitre*.

Troisième contrainte liée à certaines normes de diffusion : le sous-titreur ne pourra pas employer certains caractères, dont l’affichage n’est pas pris en charge techniquement. Voir aussi télétexte*.

 

carton

Texte affiché entre deux séquences d’images filmées, à des fins variables (avertissement, résumé introductif, citation, épilogue de l’intrigue d’un film, etc.). Les cartons peuvent être traduits soit au moyen de sous-titres, soit moyennant la recréation d’un texte français. Leur nom vient des cartons d’intertitres* utilisés à l’époque du cinéma muet, mais ce dernier terme n’est plus tellement employé pour les programmes* audiovisuels d’aujourd’hui. Voir aussi synthé*.

 

casting voix/vocal

 D    V-O  Choix des comédiens pour la distribution d’un doublage ou d’un voice-over, effectué en fonction des caractéristiques des personnages ou des intervenants auxquels ils devront prêter leur voix : sexe, âge, débit de parole, accent, caractère, etc.

 

Ceefax

 S-T  Version britannique de la norme télétexte*.

 

censure

L’auteur de doublage peut être confronté à deux principaux types de censure. De la part d’un diffuseur, qui peut lui demander d’édulcorer la vulgarité de certains dialogues ou toute autre forme de réalité. Mais aussi de la part du CSA*, en matière de publicité déguisée : toute mention de marque ou allusion commerciale est théoriquement bannie des écrans de télévision français. Cela n’est pas sans poser des problèmes pour l’adaptation.

 

changement de plan

 S-T  Dans le montage d’une œuvre, changement de point de vue sur l’action (par exemple, passage d’un gros plan sur le visage d’un personnage à un plan d’ensemble le montrant en pied dans un décor). Il se traduit généralement par un changement d’angle et/ou de cadrage. En sous-titrage, l’un des principes du repérage* est d’éviter qu’un même sous-titre soit visible sur deux plans successifs. On considère en effet que lorsqu’un sous-titre chevauche le changement de plan, le spectateur croit voir apparaître un nouveau sous-titre et recommence à lire le même sous-titre. D’une manière générale, il est donc recommandé de stopper un sous-titre quelques images avant le changement de plan et d’en créer un nouveau quelques images après ; c’est même impératif lorsque le changement de plan sépare deux scènes différentes.

 

clap

Écran technique placé au début d’une copie de travail et indiquant un certain nombre d’informations sur ce que contient le fichier vidéo qui suit (titre et durée du programme*, date de production, timecodes* des éléments sans habillage situés à la suite du programme lui-même, contenu des différents canaux audio, etc.). Il est l’équivalent d’un clap de cinéma classique, filmé pour identifier une prise. En outre, un clap vidéo contient généralement le visuel d’une horloge qui indique le décompte des secondes précédant le début du programme.

 

combined continuity

Voir script*

 

comédien(ne) [« voix »]

 D    V-O  Artiste prêtant sa voix aux versions doublées et voice-overisées de fictions, documentaires et autres émissions. Dans le cas des voix off de documentaires, on parle également de « speaker ».

 

coming-up

 D   V-O  Montage généralement assez court clôturant la fin d’une partie d’émission, avant une pause publicitaire et annonçant le contenu de la partie suivante. Les coupures publicitaires n’étant pas toujours conservées pour les diffusions en France, les coming-up sont parfois coupés au montage ou leur texte légèrement modifié (« lissé ») dans le cadre d’une adaptation.

 

commentaire/narration/speak

 V-O  Voix off* qui accompagne le déroulement d’un documentaire et en présente les différents intervenants. Dans la version française, la voix off de la langue originale disparaît pour être remplacée par la voix d’un comédien qui dit le texte établi par l’adaptateur.

 

concaténation

 S-T  Manipulation réalisée dans un logiciel de sous-titrage*, consistant à assembler et harmoniser différents fichiers de sous-titres afin de créer un fichier unique.

 

conformation (abr. « confo »)

Voir calage*, offset*

 

continuité dialoguée

Voir script*

 

contrat de cession de droits

Contrat par lequel l’adaptateur cède à un diffuseur le droit d’exploiter sa traduction/adaptation (diffusion télévisée, édition DVD, etc.) et qui définit les modalités de leur collaboration (date de livraison de l’adaptation commandée, rémunération, formes et durées d’exploitation visées par le contrat, etc.). Théoriquement, un adaptateur ne devrait jamais travailler sans avoir préalablement signé un tel contrat (et son donneur d’ordre devrait veiller à lui en faire signer un afin d’exploiter en toute légalité sa traduction). Dans les faits, il n’est pas rare que l’adaptateur reçoive son contrat après avoir remis son travail ou que le contrat de cession de droits soit tout simplement inexistant.

 

convocation

 D  Document envoyé aux comédiens* indiquant les jours et heures de présence nécessaire en studio* pour l’enregistrement de leurs rôles. En général, il est préférable de convoquer les comédiens des rôles principaux les mêmes jours, afin qu’ils puissent se donner la réplique et disposer ainsi de conditions de jeu optimales.

 

croisillé

 D  Tableau recensant des informations nécessaires à un enregistrement* de doublage : numéro des boucles*, noms des personnages, etc. Il est traditionnellement rédigé par le détecteur* à l’attention du directeur de plateau*. Il permet à ce dernier d’élaborer son plan de travail (organisation des enregistrements en fonction des personnages présents dans chaque boucle) et d’envoyer les convocations* aux comédiens*.

 

CSA (abr. de « Conseil supérieur de l’audiovisuel »)

Autorité de régulation de l’audiovisuel en France. Son but est de contrôler le respect des lois par les éditeurs et diffuseurs de programmes, veiller à l’impartialité des chaînes publiques, délivrer des autorisations de diffusion aux chaînes de télévision et aux radios, ainsi qu’aux distributeurs de services, etc. Bien souvent, les demandes de modifications d’un texte par le client ou le diffuseur répondent aux exigences du CSA : ne pas faire l’apologie de l’alcool ou du tabac, ne pas inciter à la violence raciale, ne pas citer de marques, etc.



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D

 

DCP (abr. de « Digital Cinema Package »)

Équivalent, en cinéma numérique, de la copie de projection qui, en cinéma traditionnel (argentique), se présente sous forme de bobines* de film 35 mm. Un DCP est composé d’un ensemble de fichiers informatiques (comportant images, sons, sous-titres, métadonnées, etc.) destinés à être stockés et lus dans la cabine de projection par un lecteur de DCP couplé à un projecteur numérique. Il permet de projeter des films en définition 2K (2 048 x 1 080 pixels) et 4K (4 096 x 2 160), ainsi qu’en stéréoscopie. (3D).

 

détection

 D  Étape initiale d’un doublage consistant à indiquer sur une bande-mère*, à l’aide de signes et de conventions, les informations et repères nécessaires au travail de l’adaptateur, puis de l’équipe d’enregistrement : changements de plan* (trait vertical), fondus enchaînés (trait oblique), changements de boucle* (trait barré d’une croix et numéroté), mouvements de bouche à l’écran (à l’aide de signes de détection*) et indications scéniques. Le technicien qui s’en charge est appelé un détecteur.

 

dialogue list

Voir script*

 

dialoguiste

 D  Terme qui désignait autrefois, moins fréquemment aujourd’hui, l’adaptateur* de doublage, et assimilait donc son apport artistique et créatif à celui d’un dialoguiste de cinéma classique travaillant dans sa langue natale. Il faut probablement voir là l’origine du statut d’auteur* pour les traducteurs de l’audiovisuel.

 

directeur de plateau/directeur artistique (abr. « DA »)

 D    V-O  Équivalent du metteur en scène de cinéma dirigeant un enregistrement de doublage ou de voice-over. Il a en théorie pour tâche de diriger la partie artistique de l’enregistrement (qualité des prises, direction d’acteurs, etc.), mais aussi son organisation en amont (casting des voix, planning des comédiens, etc.). Stricto sensu, la dénomination de « directeur artistique » ne devrait s’appliquer qu’à la personne qui dirige les comédiens pendant l’enregistrement, alors que celle de « chef/directeur de plateau » englobe aussi tout le travail qui vient en amont.

 

doublage

Opération constituant à substituer aux voix de la version originale (VO*) d’une fiction l’enregistrement des voix de comédiens s’exprimant dans une autre langue, de façon synchrone avec l’image. Ce procédé crée l’illusion que les comédiens de la VO s’expriment dans cette autre langue. Le spectateur n’entend plus les voix originales, mais profite pleinement de l’image.

 

double bande

 D  Dernière étape du doublage. Après enregistrement*, montage et mixage, un représentant du distributeur de l’œuvre et du studio*, ainsi que le directeur artistique, écoutent ensemble le mixage de la VF*. C’est l’occasion d’apporter quelques ultimes modifications avant validation définitive et livraison de la version doublée. Avant l’avènement du numérique, cette opération mettait en jeu deux supports distincts : la bande image, sur pellicule 35 ou 16 mm, et la bande-son, sur piste magnétique. D’où l’appellation de « double bande », qui est restée malgré l’évolution des supports.

 

doubleur

 D  Contrairement à une idée répandue, le terme ne désigne ni un auteur* de doublage, ni un comédien de doublage (que l’on désigne sous le simple terme de « comédien »), mais l’entreprise de postproduction chargée du doublage d’une œuvre audiovisuelle.

 

droits à la diffusion

Droits perçus par l’auteur d’une adaptation sur les diffusions de celle-ci (au sens large : diffusions à la télévision, édition DVD, distribution au cinéma, etc.). Ils sont versés en France par deux sociétés de perception et de répartition des droits : la Sacem*, essentiellement pour les sous-titrages et doublages d’œuvres de fiction, et la Scam*, pour la traduction/adaptation de documentaires. Pour percevoir des droits à la diffusion, l’auteur de l’adaptation doit préalablement la déclarer auprès de la Sacem ou de la Scam, en présentant une attestation de traduction établie par son donneur d’ordre.

 

dubtitling

 S-T  Sous-titrage interlinguistique* de mauvaise qualité réalisé non pas en traduisant les dialogues originaux d'une œuvre, mais en retranscrivant intégralement les dialogues de son doublage dans des sous-titres, sans se soucier de la lisibilité* de ceux-ci ou de leur fidélité à la version originale.



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E

 

encodage

Conversion d’un format vidéo vers un autre, en général accompagné d’une compression des données. La plupart des logiciels de sous-titrage* ou de doublage* ne fonctionnent qu’avec des vidéos compressées, offrant une définition et une qualité sonore moindres.

 

enregistrement

 D    V-O  Phase au cours de laquelle le texte écrit d’un doublage ou d’un voice-over prend vie dans un auditorium* grâce à l’interprétation des comédiens, généralement en présence d’un ingénieur du son* et d’un directeur artistique*. La captation des voix se fait aujourd’hui de façon numérique.

 

enregistrement en track

 D  Enregistrement de doublage où un(e) comédien(ne)* enregistre ses répliques seul(e) face au micro. Une scène associant plusieurs personnages peut ainsi être doublée de façon morcelée dans le temps, puis mixée et assemblée comme un puzzle, piste par piste.

 

entrer/sortir [dès qu’on peut]

 D  Par « entrer » ou « sortir », on entend commencer ou interrompre un enregistrement. Lorsqu’il doit enregistrer une phrase logée entre deux répliques très proches déjà enregistrées, l’ingénieur du son* s’efforce d’en commencer et d’en terminer l’enregistrement aussi précisément que possible afin qu’elle s’insère de la façon la plus précise entre les dialogues existants. (ex. : « Je vais essayer de rentrer dès que je peux, les répliques s’enchaînent. »)

 

exportation [d’un texte de doublage]

 D  Opération qui remplace de nos jours la frappe* par le ou la calligraphe* du texte de la VF. Les logiciels permettent d’exporter le texte définitif du doublage qui sera enregistré en studio* par les comédiens, le plus souvent sous format Word. En studio, le directeur artistique dispose généralement d’une version imprimée du texte qu’il peut annoter en fonction d’éventuels changements.



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F

 

fansubber/fansubbing (abr. « subber »/ » fansub »)

 S-T  Pratique, illégale au regard du droit français de la propriété intellectuelle, consistant à sous-titrer sans autorisation et en amateur des programmes* audiovisuels (notamment des anime japonais et des séries) obtenus eux aussi illégalement. Terme recommandé par le Journal officiel : « sous-titrage sauvage ».

 

feuillet

 V-O  Tranche de 1 500 signes, espaces comprises, comptabilisés informatiquement, qui forme l’unité de base de la rémunération des traducteurs de voice-over. Il se distingue du « feuillet machine » traditionnel de l’édition, une page-type comptant 25 lignes de 60 signes, y compris les « blancs » (c’est-à-dire des passages sans texte).

 

fonds neutres

Éléments de vidéo permettant la création de génériques* ou de synthés* traduits dans la langue cible*.

 

forcé (sous-titre)

 S-T  Se dit d’un sous-titre (traduisant souvent une réplique dans une langue différente de la langue originale du film) qui apparaît systématiquement à l’écran, indépendamment du type d’adaptation choisi et de la version (doublage ou sous-titrage en différentes langues), parce qu’il est directement incrusté sur l’image source. Ce peut être le cas sur un DVD.

 

four

 D  Énorme ouverture de bouche d’un acteur à l’écran.

 

frappe

 D  Saisie informatique des dialogues doublés d’un film ou d’une série, traditionnellement par le ou la calligraphe*. Avec les logiciels de doublage*, cette étape se fait automatiquement, lors de l’exportation* des textes de la VF.



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G

 

générique

Partie d’un film, d’une série ou d’une émission (apparaissant généralement au début et/ou à la fin) qui indique le nom des personnes y ayant collaboré et leur fonction. La traduction des génériques n’est pas systématique.

 

gravure

 S-T  Opération consistant à intégrer des sous-titres dans la pellicule d’un film, par un procédé mécanique, photochimique ou laser (selon les époques). Voir aussi incrustation*.



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I

 

image

Appellation donnée à chacun des photogrammes fixes composant un film ou un programme* audiovisuel, et dont la succession rapide crée une impression de mouvement. Chaque seconde de film destiné à une exploitation cinématographique est généralement composée de 24 images (25 images dans le cas d’une seconde de film ou d’émission destiné à une diffusion télévisée). Cette unité de mesure très précise est utilisée notamment pour réaliser le repérage* d’un sous-titrage ou la détection* d’un doublage.

 

incrustation

 S-T  Opération consistant à intégrer des sous-titres dans une vidéo de façon définitive, par exemple au moment de la confection du PAD*. Voir aussi gravure*.

 

ingénieur du son (abr. « ingé son »)

 D    V-O  Technicien qui se charge de l’enregistrement* et de la balance des voix, puis du mixage des éléments enregistrés avec la VI (version internationale*).

 

insert [textuel]

Plan soulignant un élément de texte diégétique (lettre, panneau, page de journal, etc.), qui requiert généralement une traduction (sous-titre, recréation de l’image dans la langue cible, voix off*, etc.)

 

interlinguistique (sous-titrage)

 S-T  Sous-titrage rédigé dans une autre langue que la langue de l’œuvre ou de l’émission sous-titrée.

 

intertitre

Au temps du cinéma muet, principalement, texte fixe souvent composé en lettres blanches sur fond noir et intercalé entre deux séquences d’images afin de restituer les dialogues censément prononcés par les acteurs, de résumer ou de commenter l’action d’un film. Dans la période du muet, on employait les termes « titre » ou « sous-titre » pour qualifier ce type de texte. Le mot « intertitre » est une création rétrospective pour distinguer les sous-titres du muet et ceux du parlant. Synonyme : carton*.

 

intralinguistique (sous-titrage)

 S-T  Sous-titrage rédigé dans la même langue que la langue de l’œuvre ou de l’émission sous-titrée. Exemples : sous-titrage à destination des sourds et malentendants* (y compris dans le cas de films doublés), sous-titrage des karaokés ou sous-titrage utilisé pour l’apprentissage des langues étrangères.

 

italiques

 S-T  Graphie inclinée vers la droite utilisée en sous-titrage pour signaler les voix de personnages situés dans un autre espace et/ou un autre temps que ceux de l’action principale (téléphone, radio, télévision, haut-parleur, voix intérieures, commentaire dit en off pour illustrer l’action, etc.). Les italiques sont également parfois utilisés pour sous-titrer les paroles de chansons, les citations de poèmes, les langues autres que la langue principale de la version originale, etc.



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L

 

laboratoire (abr. « labo »)

À l’origine, appellation donnée aux laboratoires techniques effectuant des prestations diverses (étalonnage, tirage de copies, etc.) pour l’industrie du cinéma, puis le secteur audiovisuel et l’industrie vidéographique. Aujourd’hui, le terme désigne au sens large, dans le milieu de l’adaptation audiovisuelle, toute entreprise donneuse d’ordre dans le secteur du sous-titrage, du doublage et du voice-over. Pour ces deux dernières spécialités, on emploie aussi très souvent le terme de «studio* ».

 

langue cible

Langue d’arrivée dans laquelle est rédigée l’adaptation destinée au public. La langue cible doit toujours être la langue maternelle du traducteur/adaptateur.

 

langue relais

Se dit d’une langue intermédiaire entre la langue originale de l’œuvre et la langue cible* de l’adaptation. Exemple : l’anglais utilisé comme langue relais pour adapter en français un film parlé en persan. Cette méthode de travail, pourtant contraire à la déontologie de la traduction (risques d’erreurs liés à l’intervention de deux traducteurs successifs, déperdition de sens, etc.), est parfois utilisée pour adapter des langues rares ou peu courantes, pour lesquelles il serait difficile de trouver des adaptateurs qualifiés. À noter qu’une parade satisfaisante existe : faire travailler en tandem un adaptateur (qui ne maîtrise pas ou peu la langue originale) et un traducteur non-adaptateur dont c’est la langue de travail, à condition qu’ils parlent une langue commune, naturellement.

 

langue source

Langue originale d’un programme*, qui doit être traduite par l’adaptateur.

 

lignes [de texte]/lignage

 D    V-O  Quantité de texte ou de répliques enregistrée par les comédiens d’un doublage ou d’un voice-over et servant parfois de base de calcul à leur rémunération. Voir aussi boucle*.

 

linéales/sans-serif (polices)

 S-T  Types de polices de caractères droites, sans empattements aux extrémités, qui, considérées comme plus facile à lire, sont privilégiées pour le sous-titrage.

 

lip synchronization (abr. « lip-sync »)

Voir synchro(-labial)*

 

lisibilité [en caractères par seconde, abr. « cps »]

 S-T  Confort de lecture d’un sous-titre. La norme de lisibilité est le nombre de caractères*, espaces comprises, conseillé pour que la lecture soit confortable. Elle est généralement comprise entre 12 et 15 caractères par seconde.

 

live/en direct (sous-titrage)

 S-T  Famille de techniques permettant le sous-titrage intralinguistique* d’une émission en temps (quasi) réel. Elles concernent essentiellement les émissions de flux et les retransmissions sportives, et sont destinées au public sourd et malentendant. On distingue :

- la vélotypie : utilisation d’un clavier informatisé spécifique permettant de reproduire, à la manière des accords sur un piano, les syllabes à la vitesse de la parole ;

- la sténotypie : elle s’appuie sur l’écriture phonétique et est assistée par un logiciel qui la convertit en écriture standard ;

- la reconnaissance vocale : un opérateur, appelé «perroquet* », répète distinctement les phrases qu’il entend et leur ponctuation, qui sont transcrites de façon automatisée par un logiciel, puis révisées en temps réel par un correcteur humain avant leur affichage, avec un décalage de quelques secondes.

 

localisation

Traduction d’un produit audiovisuel dans plusieurs langues différentes tenant compte des spécificités du public cible. Il s’agit à l’origine d’un terme du secteur informatique, notamment utilisé pour désigner l’adaptation des jeux vidéo et des sites Internet.

 

logiciels de doublage

 D  Se présentent sous la forme d’une bande rythmo* virtuelle qui défile sous la vidéo numérisée, un peu sur le principe du karaoké. L’adaptateur écrit les répliques sur cette bande rythmo et le comédien les joue ensuite en lisant la bande au fur et à mesure. Ils sont utilisés massivement aujourd’hui pour toutes les étapes du doublage (détection, adaptation, enregistrement). Les principaux logiciels de doublage employés en France sont Cappella, Mosaic et Synchronos.

 

logiciels de sous-titrage

 S-T  Se présentent le plus souvent sous la forme d’une interface associant la vidéo (numérisée) à sous-titrer et la liste des sous-titres. Les logiciels de sous-titrage permettent d’effectuer le repérage* des sous-titres en se déplaçant dans la vidéo à l’image près (au moyen d’une molette ou de raccourcis clavier), de réaliser l’adaptation en ayant en permanence la vidéo sous les yeux et de procéder enfin à la simulation* des sous-titres en faisant défiler ces derniers sur la vidéo en conditions réelles. En fonction des réglages préenregistrés, le logiciel signale par exemple à l'adaptateur s’il dépasse le nombre de caractères* autorisés par ligne ou la lisibilité* admise. Selon leur degré de sophistication, ces logiciels permettent aussi d’exporter les sous-titres dans divers formats, voire de les incruster* dans la vidéo. À l’exception de certains logiciels « maison » mis à disposition par les laboratoires* (qui produisent des sous-titres dans un format propriétaire), tous permettent de lire et de produire des fichiers .stl*, un format interopérable. Les principaux logiciels professionnels de sous-titrage employés en France sont Ayato, EasySub, EZTitles, FAB, Monal et ST 500.



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M

 

majors

Studios hollywoodiens, grandes sociétés de production états-uniennes.

 

master [tape]

Support original de l’œuvre à adapter, à partir duquel sont réalisés des copies de travail et le PAD*.

 

méthode virtuelle

 D  Par opposition à la méthode dite traditionnelle (ou à plat*), l’adaptateur de doublage travaille en virtuel sur une bande rythmo* numérique. Voir aussi logiciels de doublage*.

 

Moritone

Table de montage fabriquée par la société CTM et adaptée à la fin des années 1950 pour le repérage des sous-titres à l’aide de la bande-pilote*. Également utilisée en doublage (voir table de doublage*).

 

MPEG (abr. de « Motion Picture Experts Group »)

Famille de formats vidéo compressés réduisant le poids des fichiers avec une déperdition de qualité acceptable. Ils sont largement utilisés aujourd’hui, notamment pour travailler sur des logiciels* de sous-titrage ou de doublage.



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N

 

narration

Voir commentaire*

 

note de l’auteur (abr. « NDA »)

 D  Sur une bande rythmo*, tout commentaire que l’adaptateur juge utile d’ajouter (ex. : mentionner qu’une réplique est dite sur un ton ironique, préciser une prononciation, etc.).

 

note de droits d’auteur (abr. « NDA »)

Document présenté par l’adaptateur à son donneur d’ordre en vue de se faire verser la prime de commande* rémunérant son travail d’adaptation (elle est à distinguer d’une facture ou d’une note d’honoraires).

 

NTSC (abr. de « National Television Standards Committee ») (drop/non-drop)

Format vidéo employé en Amérique du Nord et dans une partie de l’Asie, ayant notamment pour spécificité de comprendre 29,97 (drop frame) à 30 (non-drop frame) images par seconde, contre 25 pour le format PAL/Secam*. Cette caractéristique est importante pour le réglage d’un logiciel de sous-titrage*, puisqu’un repérage* se fait à l’image près.



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O

 

off (réplique)

1. Réplique prononcée par un personnage ou un intervenant qui n’est pas visible à l’écran, ou situé dans un espace ou un temps différent de celui de la scène. 2. Par extension, réplique qui n’est pas traduite, qui est « laissée off ».

 

offset

 S-T  Décalage d’un bloc entier de sous-titres par une manipulation sur logiciel de sous-titrage*, par exemple pour tenir compte de l’ajout d’une séquence supplémentaire à une œuvre faisant l’objet d’un nouveau montage.

Il faut distinguer l’offset, décalage instantané d’un bloc de sous-titres par une manipulation unique et ponctuelle, du calage*, procédure plus ou moins longue consistant à conformer un sous-titrage à une nouvelle bande image accompagnée d’un nouveau son (scènes ajoutées, supprimées ou inversées, nouvelle cadence, voix déplacées, logos ou cartons ajoutés, etc.) et qui nécessite une vérification intégrale de l’image et du son du début à la fin. Ce processus est aussi appelé conformation*, ou en abrégé, « confo ».

 

out

1.  D  Passage plus ou moins long sans paroles au cours d’une œuvre audiovisuelle. Une bande rythmo* peut ainsi comporter une boucle* « out », c’est-à-dire dénuée de tout dialogue et de toute réaction*. 2.  S-T  Autrefois, terme qualifiant une réplique repérée, mais non traduite, figurée par le mot OUT dans la liste imprimée des sous-titres, à côté du numéro correspondant au repérage.

 

overlap

 D    V-O  Mention utilisée dans un doublage ou un voice-over pour signaler que la réplique d’un intervenant chevauche ou couvre celle d’un autre intervenant. Dans certaines œuvres doublées, le client demande à éviter tout chevauchement de répliques pour faciliter la compréhension du dialogue et permettre un enregistrement plus confortable.



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P

 

PAD

Voir prêt-à-diffuser*

 

PAL/Secam (abr. de « Phase alternative line/Séquentiel couleur à mémoire »)

Procédés de télévision en couleur analogique, devenus formats vidéo, souvent associés et largement utilisés dans le monde, à l’exception de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et d’une partie de l’Amérique du Sud et de l’Asie (qui utilisent la norme concurrente NTSC*, d’origine états-unienne). La norme PAL est d’origine allemande et la norme Secam d’origine française. Elles comptent toutes deux 25 images* par seconde, contre 30 pour le format NTSC. Importante pour calibrer correctement un logiciel de sous-titrage*, cette différence du nombre d’images entre les deux systèmes est due à la différence entre les fréquences de courant électrique utilisées en Amérique du Nord (60 Hz) et en Europe (50 Hz).

 

perroquet

 S-T  Personne chargée d’écouter les paroles prononcées dans une émission à sous-titrer en direct, puis de les répéter (éventuellement en les synthétisant) dans un logiciel de reconnaissance vocale, en dictant en outre la ponctuation. Une fois que le logiciel a retranscrit les mots du « perroquet », un correcteur vérifie que le texte ainsi produit ne comporte pas d’erreurs avant la diffusion du sous-titre. Voir aussi liveen direct (sous-titrage)*.

 

plateau

 V-O  Scène dans laquelle l’intervenant d’un documentaire est directement interrogé ou prend la parole face à la caméra, parfois en studio. L’adaptation prend en compte cette situation d’énonciation en optant pour un débit plus posé ou plus formel, par opposition à une situation « en extérieur », filmée sur le vif.

 

post-synchronisation (abr. « post-synchro »)

 D  1. Enregistrement et/ou synchronisation en studio d’une bande-son postérieurement à la fabrication des images. 2. Plus spécifiquement, réenregistrement a posteriori des dialogues d’une œuvre de fiction, réalisé ou non par les comédiens qui sont présents à l’image.

 

pousser à droite/à gauche [en nombre d’images]

 D  Lorsque la réplique enregistrée est bonne du point de vue de l’intention et du synchronisme, mais que le comédien a été un peu en avance ou en retard sur le défilement du texte, l’ingénieur du son peut replacer cette réplique sur sa console, en l’avançant ou en la retardant du nombre d’images nécessaires. (ex. : « C’est bon, je peux la pousser à droite de deux. »)

 

pre-roll

 D  Lors de l’enregistrement d’une boucle*, fait de se placer quelques secondes avant celle-ci pour donner au comédien le temps de se préparer. (ex : « Mets-lui un peu plus de pre-roll. »)

 

pré-simu (abr. de « pré-simulation »)

 S-T  Simulation* préparatoire précédant la simulation « officielle », destinée à peaufiner le texte et, éventuellement, à le montrer à des confrères adaptateurs. Il peut également s’agir d’une étape nécessaire lorsque l’adaptation a dû être réalisée à partir d’un repérage insatisfaisant, afin de rétablir un découpage correct des sous-titres avant de les présenter au client.

 

prêt-à-diffuser (abr. « PAD »)

Support livré par un laboratoire* ou un studio* à une chaîne de télévision, réunissant l’image et le son définitifs d’un film, d’un documentaire ou d’une émission en vue de sa diffusion. Dans le cas de la réalisation d’une version doublée, sous-titrée ou voice-overisée, le PAD contient également les éléments de l’adaptation (voix, sous-titres, etc.). Il doit correspondre à certaines normes, définies dans un cahier des charges convenu entre le prestataire technique et la chaîne.

 

prime de commande

Rémunération du travail d’écriture d’une adaptation audiovisuelle, payée par le donneur d’ordre sous forme de droits d’auteur. Elle est indépendante des éventuels droits à la diffusion* perçus ultérieurement via la Sacem* ou la Scam* (contrairement au système d’avance sur droits d’auteur pratiqué dans l’édition). Son montant est fixé librement à l’issue d’une négociation entre l’auteur* et son client. Le versement est généralement effectué en une seule fois à la livraison de l’adaptation et non selon le principe des trois à-valoir, courant dans l’édition.

 

programme

Appellation générique désignant une production audiovisuelle, quels que soient sa nature, son format et ses qualités artistiques.

 

push/à défilement vertical (affichage)

 S-T  Mode d’affichage des sous-titres dans lequel les sous-titres n’apparaissent et ne disparaissent pas séparément et de manière fixe, comme c’est traditionnellement le cas, mais défilent verticalement du bas vers le haut (comme un générique*), ligne par ligne. Son emploi est très rare.



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R

 

réaction (abr. « réac »)

 D  En doublage, tout son produit avec la bouche par un comédien à l’image en VO que le comédien de doublage devra reproduire pour l’enregistrement de la VF (respiration, éternuement, claquement de langue, bruit de bouche, baiser, soupir, bruits lors des bagarres, etc.).

 

relecture

 S-T    V-O  Terme utilisé pour désigner une relecture des sous-titres sans l’image, sur fichier ou sur papier, avant livraison. Le terme est également employé pour la relecture finale d’un fichier de voice-over.

 

repérage

 S-T  Étape d’un sous-titrage précédant la traduction des textes et consistant à déterminer les emplacements des futurs sous-titres en définissant un point d’entrée (TC in*) et de sortie (TC out*) pour chacun d’entre eux. En théorie, chaque sous-titre a une durée d’affichage comprise entre 1 et 5 secondes. S’ils s’enchaînent, les sous-titres sont espacés les uns des autres d’au moins 4 à 6 images. En théorie toujours, sauf exception, aucun sous-titre n’est censé chevaucher un changement de plan*.

 

repérage « cut »

 S-T  Appellation donnée à un repérage* dans lequel chaque sous-titre disparaît très tôt, dès la fin de l’élocution. Ce type de repérage raccourcit inutilement le temps de lecture utilisable quand rien n’empêche de prolonger le sous-titre de quelques images afin de rédiger une adaptation correcte et d’offrir au spectateur un temps de lecture satisfaisant.

 

repérage en « saucisson(s) »/« saucissonnage »

 S-T  Repérage* dans lequel les sous-titres sont beaucoup trop découpés, très courts, divisés inutilement alors que le débit continu et sans pause des locuteurs aurait permis des sous-titres moins nombreux, mais plus précis et plus confortables à lire.

 

repéreur/repéreuse

 S-T  Personne chargée d’effectuer le repérage* d’une œuvre audiovisuelle au sein d’un laboratoire. Elle ne se charge généralement pas de l’adaptation proprement dite.

 

retake

 D    V-O  Nouvelle prise effectuée pour un enregistrement* de doublage ou de voice-over, généralement à la suite d’une erreur initiale dans le texte ou à la demande d’un diffuseur (prononciation, utilisation d’un mot, etc.).



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S

 

Sacem (abr. de « Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique »)

Société de perception et de répartition des droits versant aux auteurs* de doublages et sous-titrages de fictions les droits à la diffusion* qui leur reviennent (modes de diffusion répartis : télévision, DVD, salles, ainsi que certaines diffusions sur Internet).

 

sans-serif

Voir linéales (polices)*

 

savonner

 D  Pour un comédien, prononcer incorrectement un mot, ce qui peut entraîner une mauvaise compréhension de la réplique, laquelle doit être réenregistrée.

 

Scam (abr. de « Société civile des auteurs multimédia »)

Société de perception et de répartition des droits versant aux adaptateurs de documentaires les droits à la diffusion* qui leur reviennent (principalement pour des diffusions à la télévision).

 

script/spotting list/combined continuity/dialogue list/continuité dialoguée

Scénario, liste de dialogues ou narration du programme* dont l’adaptateur dispose idéalement, dans la langue d’origine du programme (naguère imprimés sur papier, aujourd’hui sous forme de fichier numérique). Parfois, ce document est commenté (expressions idiomatiques expliquées, éléments de contexte, etc.) et/ou un prédécoupage des sous-titres est proposé : on parle alors de spotting list (où le texte est parfois condensé et le prédécoupage déjà timecodé) ou de dialogue list (où le texte est souvent intégral). Dans la pratique, la plupart de ces termes sont interchangeables.

 

sécutitre/marge interne/marge de sécurité

 S-T  Marge de sécurité (en général établie à 80 % de la largeur de l’image), parfois matérialisable dans l’affichage des logiciels de sous-titrage, au-delà de laquelle l’affichage des sous-titres ne se fera pas correctement (caractères* tronqués aux extrémités de l’écran).

 

session [d’enregistrement]

 D   V-O  Durée pendant laquelle tous les rôles sont enregistrés en studio avant mixage par l’ingénieur du son*. Le directeur artistique* présente brièvement l’intrigue ou le documentaire aux comédiens* et les guide dans leur jeu afin de les aider à atteindre le maximum de réalisme et de justesse dans leur interprétation. Les adaptateurs sont parfois présents sur le plateau et peuvent intervenir en cas de doute sur une réplique ou lorsqu’il est nécessaire de changer un mot ou une phrase. Ils veillent ainsi au respect du sens de l’œuvre d’origine et à la cohérence des répliques entre les différentes scènes s’il y a des références internes (jeux de mots récurrents, métaphores filées, etc.).

 

signes de détection

 D  Ensemble des signes et des conventions graphiques signalant sur une bande-mère l’emplacement précis des mouvements de bouche sur lesquels l’auteur de doublage doit bâtir son adaptation, notamment pour respecter le synchronisme labial à l’écran. Le détecteur indique ainsi les (consonnes) labiales (B, P ou M), les semi-labiales (W, voire R en anglais), les fricatives (V, F), les (voyelles) arrondies (OU, O, U) et les voyelles ouvertes, appelées aussi « ouvertures » (A, É, I). Des « bruits de bouche » (« tst », « pt », etc.) sont parfois ajoutés pour donner une chair sonore à des mouvements de lèvres à l’écran qui n’ont pas de sens particulier. Voir aussi détection*.

 

simulateur/simulatrice

 S-T  Personne chargée de la simulation* d’une œuvre audiovisuelle au sein d’un laboratoire.

 

simulation (abr. « simu »)

 S-T  Étape de contrôle de la qualité d’un fichier de sous-titrage, lors de laquelle l’adaptateur, en général assisté d’un ou plusieurs observateurs extérieurs (confrère ou consœur, producteur, distributeur, etc.), fait défiler les sous-titres sur l’image, dans les conditions réelles d’un visionnage, pour corriger ou améliorer son texte, et/ou modifier le repérage* des sous-titres. On peut comparer cette étape au « filage arrêté » d’une pièce de théâtre.

 

soap-opéra

 D  Type de feuilleton télédiffusé, fondé sur des situations mélodramatiques, à la réalisation souvent bâclée et aux personnages stéréotypés. Traditionnellement, les auteurs de doublage débutants font leurs armes sur des épisodes de soap-opéras. Les nombreux plans serrés sur les bouches aux belles dents blanches et les visages très maquillés des comédiens ainsi que leur jeu exagéré permettent de s’exercer tout particulièrement aux impératifs du synchronisme labial.

 

soulignement

 D  Convention signalant au comédien, sur la bande rythmo*, qu’il n’est pas tenu de surveiller le synchronisme de ses répliques et peut se concentrer sur son jeu (parce que son personnage s’exprime hors champ, de dos, etc.). Lorsque le personnage à l’image est de trois-quarts dos ou que l’on distingue mal son visage, on utilise un soulignement pointillé.

 

sourds et malentendants (sous-titrage [à destination des]) (abr. « SM »)

 S-T  Sous-titrage intralinguistique*, spécifiquement adapté au public sourd et malentendant. Des conventions de présentation visuelle (couleurs et placement) permettent notamment d’indiquer qui parle, de décrire certains sons d’ambiance, d’indiquer la présence d’une musique, etc.

 

sous-titrage électronique

 S-T  Sous-titrage « virtuel » projeté sous l’écran de projection d’un film, permettant par exemple un double sous-titrage lors d’un festival international. Il arrive en effet que seule soit disponible une copie sous-titrée en anglais, destinée à être projetée dans un pays dont la langue n’est ni celle du film ni l’anglais. Dans ce cas de figure, il est essentiel que le sous-titrage électronique soit parfaitement synchronisé avec les sous-titres principaux, c’est-à-dire que les deux repérages soient identiques, afin que la lecture soit confortable. Dans les faits, cependant, le défilement des sous-titres électroniques est souvent manuel et donc tributaire de la réactivité et de la compétence de l’opérateur qui l’assure, ce qui génère de fréquents décalages entre les dialogues et leur traduction. Le sous-titrage électronique présente par ailleurs l’avantage d’éviter d’incruster les sous-titres sur une copie, d’où son utilisation fréquente par les festivals et cinémathèques.

 

speaker

Voir comédien(ne) [« voix »]*

 

spotting list

Voir script*

 

srt

 S-T  Format de fichier de sous-titrage, notamment utilisé par les fansubbers*.

 

stl

 S-T  Format de fichier de sous-titrage « universel », reconnu par la plupart des logiciels de sous-titrage et souvent utilisé pour passer d’un logiciel à l’autre. Il est défini par la norme UER N19 (ou EBU N19), établie par l’Union européenne de radiodiffusion (European Broadcasting Union en anglais) dans les années 1990.

 

stock (sous-titrage de)

 S-T  Se dit d’un sous-titrage effectué à l’avance, qui n’aura plus qu’à être diffusé le moment venu. On l’oppose au sous-titrage effectué ou diffusé en direct, en temps réel. Ce terme concerne le sous-titrage à destination des sourds et malentendants*.

 

studio

Voir laboratoire*

 

superviseur

 D  Personne détachée par une société de production d’un film ou d’un programme* pour contrôler chez le doubleur* la qualité d’une adaptation et de son enregistrement.

 

surtitrage

 S-T  Sous-titrage électronique* projeté manuellement par un opérateur sur un écran situé au-dessus de la scène afin de traduire les textes ou chants d’un spectacle vivant (opéra, théâtre, etc.).

 

synchro (faire de la)

 D  Expression autrefois employée par les comédiens* faisant du doublage.

 

synchro/synchro-labial/synchrone

 D  Se dit d’une adaptation doublée qui s’attache autant que possible à faire coïncider le son des dialogues avec les mouvements de bouche des comédiens présents à l’image. Toutefois, l’obtention du synchronisme entre son et image ne doit pas se faire au détriment du naturel et de la qualité idiomatique des répliques adaptées.

 

synchronien

 D  Langue artificielle marquée par un respect trop rigoureux du synchronisme au détriment du naturel de la langue. Ce terme est utilisé ironiquement.

 

synthé (abr. de « synthétiseur d’écriture »)

Texte venant se superposer à l’image et indiquant par exemple le nom et la qualité d’un intervenant, ou le nom du lieu introduisant une scène. Les synthés peuvent être traduits de deux façons dans la version française du programme* : soit par un sous-titre (auquel cas le synthé original reste à l’écran et le repérage* du sous-titre doit, dans la mesure du possible, suivre l’apparition et la disparition du synthé), soit par un nouveau synthé (le labo* doit alors recréer sur ordinateur un synthé à insérer dans la version internationale* en reproduisant l’apparence – police, couleur, logo, etc. – du synthé d’origine). Ce terme est parfois, à tort, utilisé à la place de « carton* ».



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T

 

table de doublage/table de détection/table à défilement synchrone/banc de lecture [marque Moritone]/défileur

 D  Machine professionnelle dédiée à l’adaptation en doublage. Comme une table de montage 35 mm, elle permet le défilement avant/arrière d’une bande-mère* qui est synchronisée à l’image d’un moniteur. Une barre de précision permet à l’adaptateur de lire sa traduction et de vérifier, en présence du directeur artistique*, l’effet et la longueur des répliques par rapport à l’image. Les détecteurs l’emploient également pour procéder à la détection*. Ce type d’appareil est aujourd’hui largement supplanté par les logiciels de doublage*.

 

TC (abr. de « timecode ») in/out

 S-T  Point d’entrée et de sortie déterminant le temps d’affichage de chaque sous-titre d’un fichier de sous-titrage.

 

télécinéma

Procédé permettant de convertir un film tourné sur pellicule (24 images/seconde) au format de diffusion de la télévision (25 images/seconde en PAL).

 

télétexte

 S-T  Système de services numériques, mis au point et employé à partir des années 1970, permettant la diffusion d’informations sur les téléviseurs sous forme de texte, notamment le sous-titrage synchronisé des émissions. Ce système sert par exemple à la diffusion du sous-titrage à destination des sourds et malentendants* ou du sous-titrage d’une version multilingue*. Lorsqu’un sous-titrage est diffusé par cette voie, l’emploi de certains caractères est proscrit, car leur affichage n’est pas pris en charge (pas d’italiques, pas de majuscules accentuées, pas de « Ç » majuscule, pas de « œ/Œ », pas de signe « $ », etc.) De même, il faut respecter certaines normes, sous peine d’empêcher l’affichage normal des sous-titres à l’écran : pas de sous-titre de moins d’une seconde, pas plus de 36 caractères par ligne (contre 38 à 40 en règle générale), etc.

 

telenovela

Feuilleton télévisé quotidien produit dans les pays hispanophones ou lusophones. L’équivalent du soap-opéra* américain.

 

template/master file/genesis file/English Master Template (abr. « EMT »)

 S-T  Fichier déjà pourvu d’un repérage, vide ou contenant les textes dans la langue originale de l’œuvre, dans lequel l’auteur de sous-titrage doit saisir sa traduction en respectant le découpage imposé et les contraintes de caractères*. Les sociétés ayant une approche industrielle du sous-titrage des DVD utilisent ainsi un repérage* unique pour effectuer les adaptations d’un même film ou d’une même série vers plusieurs langues cibles*.

 

timecode (abr. « TC »)

Horloge (affichée ou non à l’écran, virtuelle ou incrustée sur l’image) qui permet à l’adaptateur de se repérer au sein d’une vidéo et de synchroniser sa traduction. Chaque image est ainsi porteuse d’un « tatouage » unique, affiché en général en haut de l’écran sur les vidéos de travail selon la présentation suivante : hh:mm:ss.ii (heures, minutes, secondes, images*). Le procédé a été standardisé à partir de 1969. Par extension, le timecode est le code de référence unique permettant d’identifier une image bien précise ou de situer une réplique particulière.

 

traducteur/traductrice

Toute personne chargée de transposer par écrit un texte d’une langue source* dans une langue cible* (qui est normalement sa langue maternelle), quelles que soient la nature et la forme de ce texte. Ce terme générique recouvre plusieurs familles de spécialisations telles que la traduction littéraire, la traduction technique, ou la traduction/adaptation audiovisuelle. Certains professionnels refusent l’appellation de « traducteur », préférant être appelés adaptateurs*.

 

traduction simultanée

Restitution à l’oral et en direct des dialogues d’un film dans une langue-cible* autre que celle de la version originale* au cours d’une projection. Cette pratique, rare, est à rapprocher de l’interprétation. Elle est adoptée dans certains festivals ou rétrospectives lorsqu’aucune copie sous-titrée d’un film n’est disponible.



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V

 

vélotypie

Voir live/en direct (sous-titrage)*

 

vérification (abr. « vérif »)

 D  Étape de contrôle de la qualité d’un texte de doublage, effectuée par l’adaptateur et le directeur artistique*. L’auteur de l’adaptation lit son texte à voix haute en faisant défiler la bande rythmo*, pendant que le DA (et parfois le client ou le superviseur*) en vérifie la qualité et le synchronisme avec les images qu’il voit à l’écran. Par extension, étape intermédiaire (parfois appelée alors « pré-vérif ») consistant pour un auteur à vérifier son doublage avec l’aide d’un confrère ou d’une consœur.

 

VF (abr. de « version française »)

 D  Version d’un film ou d’un programme* dont la bande-son a été modifiée partiellement ou totalement afin d’être dotée de dialogues parlés en français. L’image est en principe intégralement préservée. Toutefois, une pratique, autrefois courante, consistait à remplacer tous les plans importants où figurent des inscriptions nécessaires à la compréhension du film (titres de journaux, lettres, enseignes, etc.). On refilmait alors des images comportant la traduction des textes en français, de manière plus ou moins identiques aux images originales, afin qu’elles s’intègrent le mieux possible à l’esthétique de la bande image originale (voir insert*).

 

version internationale (abr. « VI »)

1.  D  Bande-son comportant les effets sonores, les dialogues d’ambiance* inintelligibles et les musiques de la version originale d’un film étranger. Cette bande-son est ensuite mixée avec la piste son des dialogues enregistrés par les comédiens* de doublage. La VI a théoriquement pour but de préserver l’intégrité sonore du film original, à l’exception des dialogues originaux. Dans la pratique, les studios* de doublage français « complètent » souvent ce qui leur semble manquer dans la VI en ajoutant des effets sonores, voire des dialogues, là où la VO n’en comporte pas. 2. Par extension, l’expression s’applique également à la version vidéo d’un programme*, vierge de tout habillage visuel, ce qui permet l’incrustation en post-production des textes à traduire à l’écran : synthés*, cartons*, génériques*, etc. En vue d’un voice-over, la VI contient les interviews des différents intervenants, mais pas la voix off* du commentaire*.

 

version multilingue (abr. « VM »)

Mode de diffusion qui permet de visionner un film ou une série en choisissant la bande-son qui accompagne les images et en y associant éventuellement un sous-titrage. Il permet de voir l’œuvre dans sa version originale, ou doublée dans une ou plusieurs autres langues, en version originale sous-titrée dans une ou plusieurs autres langues, en audiodescription* ou encore en version sous-titrée à destination des sourds et malentendants*.

 

vertical interval timecode (abr. « VITC »)

Suite de codes numériques incrustée dans une vidéo (sous la forme de barres noires et blanches, rappelant un code barre, que l’on peut parfois apercevoir au bord de l’écran).Ce marquage permet un travail de précision à l’image* près, au ralenti ou à l’arrêt, idéal pour le montage ou pour le repérage* de sous-titres.

 

VO (abr. de « version originale »)

Version d’une œuvre audiovisuelle conforme à sa présentation publique dans son aire linguistique d’origine, tant du point de vue des langues qui y figurent que du point de vue de sa forme artistique. La VO sert de référence pour la réalisation de la VF et/ou de la VOSTF.

 

voice-over

À l’origine, adaptation sous la forme d’une voix off* diffusée par-dessus le son original, ce dernier étant atténué en fond sonore. Cette technique, initialement utilisée à la radio, est aujourd’hui la norme pour la plupart des documentaires et des émissions étrangères de type télé-réalité (dans certains pays, notamment d’Europe de l’Est, elle est également utilisée pour la traduction de fictions). Par extension, le voice-over désigne toute adaptation s’affranchissant du synchronisme* labial qui vient se substituer à la voix originale d’un narrateur off (dans ce cas, le son original disparaît) ou se superposer à celle des intervenants visibles à l’écran (dans ce cas, le son original reste présent en fond sonore). À noter qu’un programme* peut mêler voice-over (pour le narrateur et les intervenants en plateau*) et sous-titres (pour les intervenants filmés en situation, les images d’archives ou les extraits de films).

 

voix off

Voix d’un personnage ou d’un narrateur n’apparaissant pas à l’écran, enregistrée en studio* sur une piste sonore distincte de celle des voix des autres personnages ou intervenants. En documentaire, c’est ce qu’on appelle le commentaire* ou la narration.

 

VOST (abr. de « version originale sous-titrée »)

 S-T  Version d’un film ou d’un programme* comportant, dans la partie inférieure de l’image, un texte synthétisant sous forme de sous-titres les propos des intervenants d’un documentaire ou des personnages d’un film. La bande-son originale est conservée, mais les contraintes techniques ne permettent pas d’afficher l’intégralité du discours, pour des raisons de lisibilité.



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W

 

walla

 D  Terme parfois utilisé en doublage lors d’ambiances* de brouhaha général, indiquant aux comédiens qu’ils doivent parler tous en même temps, de façon indistincte, de façon à recréer une ambiance de bar, de rue, de fête, etc.