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Sous-titrage PDF Imprimer Envoyer

Le sous-titrage est la rencontre intime entre l'oral, l'écrit et l'image. C'est une forme d'adaptation particulièrement complexe, car elle représente une double transcription : d'une langue à l'autre et du parler à l'écrit.


 

  • Le repérage : phase technique où l'on détermine l'apparition et la disparition du sous-titre à l'écran.

On se fonde pour ce faire sur le time code ou code temporel, qui se compte à l'image près (une seconde comportant 24 ou 25 images). En principe, le sous-titre doit apparaître à l'écran à la première image où l'on entend le locuteur parler, et disparaître quelques images après qu'il a fini. Ce principe se heurte toutefois à une convention, qui veut qu'un sous-titre « ne passe pas le plan » : à changement de plan, changement de sous-titre. Cette convention, qui garantit la lisibilité des sous-titres, est parfois fort difficile à respecter, notamment dans les séries et films récents, dont le montage est souvent très haché. Tout l'objectif du repérage est de faciliter au maximum la lecture pour le spectateur, afin que celui-ci ne soit pas gêné par le chevauchement des mots et de l'image (sans compter que pendant ce temps, son oreille travaille aussi !). Le « repéreur », qui est normalement un technicien mais auquel peut se substituer le traducteur, doit faire preuve d'une grande rigueur, mais aussi d'ingéniosité, pour respecter et concilier le rythme des phrases et de l'image, tout en pensant au traducteur d'une part, en évitant les sous-titres trop courts ou incohérents, et au spectateur qui, dans l'idéal, ne devra même pas se rendre compte qu'il lit.


 

  • La traduction : substantifique moelle du sous-titre.

Si le sous-titrage reste une traduction, elle ne peut en aucun cas être littérale. Le « sous-titreur », qui a le statut d’auteur, connaît deux contraintes majeures : l'espace et le temps. Il se doit de rendre le plus fidèlement possible et dans le ton adopté dans la langue d'origine ce qui est dit à l'oral. Or, le débit oral est beaucoup plus rapide que la vitesse de lecture moyenne. A chaque sous-titre correspond donc un temps de lecture ; on ne traduira pas la même phrase de la même façon selon que le sous-titre dure 1,3 secondes ou 4 secondes… « Bonsoir, Monsieur Vincent, qu'est-ce que je vous sers ce soir, la même chose que d'habitude ? » peut ainsi devenir « Comme d'habitude ? » sur vos écrans. A l'instar du « repéreur », le traducteur doit tout faire pour que le spectateur ne se rende pas compte qu'il est en train de « lire le film ».

Effort de synthèse, vocabulaire riche et bonne manipulation de la grammaire française (pour le sous-titrage français) sont donc des éléments indispensables.

Enfin, pour ce qui est de la traduction à proprement parler, il est préférable d'avoir une vaste culture générale, histoire de ne pas buter sur l'implicite qui est légion dans les films, et de se tenir au courant de l'évolution des langues de travail (argot américain, régionalismes des langues sud-américaines, etc.)


 

  • La simulation : dernière étape du sous-titrage, capitale pour que les sous-titres soient respectés à tous les niveaux.

La présence du client y est fortement souhaitée, car c’est un moment d’échange entre lui, l’adaptateur et le simulateur qui est unique au sous-titrage, par rapport aux autres domaines de traduction. Pendant la simulation, on traque les fautes de langue comme de sens en visionnant le programme avec le défilement des sous-titres « virtuels » (avant gravure ou incrustation) : l’apparition des sous-titres à l’image permet de peaufiner le texte et de le rendre le plus naturel possible. Le simulateur, premier spectateur du film sous-titré, doit avoir une connaissance absolument parfaite de la langue cible (en France, le français) et être intransigeant sur la grammaire et l'orthographe. Il doit respecter les choix de traduction de l’adaptateur (vocabulaire, style, etc.) et fait office de véritable filtre qualité. Son travail consiste aussi à vérifier la cohérence et l'harmonie du sous-titrage,ainsi que les éventuelles erreurs de repérage. Comme le « repéreur » et le traducteur, il est donc indispensable.



Texte rédigé par Chloé Leleu (2006)

 

 

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