Que fait l'Ataa ?
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Sommaire :

    1. Fédérer et informer les traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel
    2. Faire connaître nos métiers
    a. Actions en direction du grand public
    b. Actions en direction des médias
    c. Présence dans les manifestations professionnelles et universitaires
    3. Assurer une veille sur l’état de la profession
    4. Renouer le dialogue avec les commanditaires (clients directs et indirects)
    5. Établir des liens avec les formations universitaires à la traduction
    a. En direction des étudiants
    b. En direction des universités
    6. Resserrer les liens des traducteurs-adaptateurs avec les organismes professionnels
    a. Associations de traducteurs
    b. Sociétés d’auteurs
    c. Divers
    7. L’avenir… et vous !




1. Fédérer et informer les traducteurs-adaptateurs de l'audiovisuel

Dès 2006, la priorité de l’ATAA a été de rassembler des informations sur nos métiers – informations qui étaient souvent éparpillées et difficiles à obtenir. Par ailleurs, ces métiers étant par nature solitaires, il était essentiel de créer des lieux (virtuels ou non !) et des occasions favorisant les contacts entre professionnels. Qu’il s’agisse de s’informer sur le statut d’auteur, de se renseigner sur un nouveau client ou tout simplement d’échanger petits bonheurs et coups de gueule, l’association fait tout pour favoriser le dialogue au sein de la profession.

  • Le site de l’ATAA propose un kit complet d’information des traducteurs : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Agessa, l’Ircec, la TVA, la Sacem, la Scam, la fiscalité des auteurs… mais aussi des modèles de documents très pratiques (note de droits d’auteur avec/sans TVA, attestation de traduction, accusé de réception de commande d’adaptation, modèle de contrat d’auteur…) et des tableaux Excel pour faciliter les déclarations sociales et fiscales.

  • Tous ces thèmes trouvent leur prolongement dans un forum. Avec plusieurs milliers de sujets et des dizaines de milliers de posts en 8 ans, c’est un vrai succès. C’est le lieu où s’échangent les informations sur les clients des traducteurs et les dernières actualités de la profession, où l’on peut se renseigner sur les démarches à effectuer (sociales, fiscales, etc.), consulter des annonces professionnelles, poser des casse-tête de traduction, etc. Le forum est privé, réservé aux adhérents. Une fonction « recherche » permet d’accéder rapidement aux informations souhaitées.

  • L’ATAA envoie régulièrement à ses adhérents une lettre d’information axée sur l’actualité.

  • Mais la création de l’ATAA a également favorisé les rencontres entre auteurs, avec l’organisation d'une soirée « portes ouvertes » qui se déroule tous les ans à l'automne. Ouverte à tous, elle permet aux adaptateurs de se rencontrer et d’échanger de vive voix dans un cadre informel.




2. Faire connaître nos métiers

Chronologiquement, la deuxième grande priorité de l’ATAA a été d’œuvrer pour une meilleure connaissance de nos métiers, avec trois grands axes de sensibilisation :

    a. Actions en direction du grand public

C’est une part importante de l’action de l’ATAA : sensibiliser le grand public à l’importance de la traduction audiovisuelle, lui faire comprendre qu’il s’agit d’un métier à part entière, l’inciter à réagir face à la qualité des adaptations.

  • Des textes ont été rédigés par des professionnels membres de l’ATAA pour présenter les métiers du sous-titrage, du doublage, de la traduction de voice-over et du sous-titrage pour sourds et malentendants. La plupart d’entre eux ont été repris sur Wikipedia, où les informations à ce sujet étaient auparavant lacunaires, voire erronées (Sous-titrage, Doublage, Sous-titrage sourds et malentendants).

  • Le blog de l’ATAA est une mine d’articles, d’actualités, de portraits et d’interviews concernant nos métiers. On y trouve aussi des billets d’humeur, des communiqués de presse et des archives d’articles publiés à diverses époques dans la presse, commentés et remis en contexte, afin de compléter ce tableau des métiers de l’adaptation audiovisuelle.

  • Un questionnaire grand public a été organisé en 2008 sur le site de l’association pour recueillir les impressions des spectateurs de VOST et de versions doublées et en savoir plus sur leurs habitudes « linguistiques ».

  • L’ATAA intervient dans des manifestations s’adressant au grand public (Salon du cinéma 2007, Journée européenne des langues 2009, festival In VO Veritas à Lille en 2007…) pour proposer des ateliers sur le sous-titrage et le doublage. Le public peut ainsi « toucher du doigt » les difficultés de la traduction-adaptation audiovisuelle et prendre conscience du travail que cela représente.

  • À venir : mise en ligne d’une liste d’adresses des éditeurs vidéo (et des chaînes de télévision), afin de faciliter la communication entre spectateurs et diffuseurs de traductions audiovisuelles.

  • À venir : un petit film « didactique et ludique » sur le sous-titrage, destiné à être diffusé sur Internet, ainsi qu’un article sur le mode « La traduction pour les nuls ».

 

b. Actions en direction des médias

L’association s’efforce aussi d’accroître la visibilité de nos métiers dans les médias.

 

  • Elle a ainsi contribué à plusieurs articles parus récemment dans la presse papier ou Internet :

Une revue de presse complète est disponible ici.

  • Création des Prix du sous-titrage (en 2012) et du doublage (en 2013), destinés à récompenser la qualité des adaptations en salles. Pour tout savoir sur ces Prix, consulter le site qui leur est consacré.
  • À venir : un petit film « didactique et ludique » sur le sous-titrage, destiné à être diffusé sur Internet, ainsi qu’un article sur le mode « La traduction pour les nuls ».
  • À venir : organisation d’une conférence de presse.



    c. Présence dans les manifestations professionnelles et universitaires

Depuis sa création, l’ATAA est intervenue dans une dizaine de colloques spécialisés dans la traduction (audiovisuelle ou non).

  • Simple participation :
    • « La traduction audiovisuelle : Approches pluridisciplinaires » (Montpellier, 19-21 juin 2008)
    • « États Généraux du multilinguisme » (Sorbonne, septembre 2008)
    • « Journée de la traductologie de plein champ » (Université de Paris Diderot)
    • 2008 : « Stratégies normalisatrices et traduction »
    • 2009 : « De la localisation à la délocalisation »
  • Interventions de membres de l'Ataa :
  • 2007 : Séminaire sur la traduction à l’université d’Evry
  • 2008 : « Languages and the Media », 7th International Conference on Language Transfer in Audiovisual Media (Berlin). Le texte de l’intervention (« The Translator’s point of view : Goodbye Quality, Hello Quality ») peut être consulté sur le blog de l'association.
  • 2008 : Colloque Aires linguistiques « Commerces et Traduction », Université Paris Ouest Nanterre. Le texte de l’intervention (« Marché de la traduction et marché des formations en traduction ») peut être consulté sur le blog de l'association.
  • 2008 : Conferencia Internacional de Traducción (CITA), Barcelone. Présentation de l’ATAA et du droit d’auteur à la française
  • 2009 : « Quality Made to Measure », 3rd International Media for All Conference, Artesis University College Antwerp. Un résumé de l’intervention (« Subtitling the inaudible? Subjectivity in audiovisual translation. ») est disponible sur le blog de l'association.
  • 2009 : Journée européenne des langues à Paris (organisée par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France). L’intervention de l’ATAA visait à montrer le travail que représente la traduction audiovisuelle, dans le cadre d'une présentation générale des métiers de la traduction, avec l'ISIT (interprètes) et l'ESIT (interprètes langue des signes et traducteurs dits « techniques »). Une vidéo de l’intervention sera disponible prochainement sur le site de l’association.
  • 2009 : intervention au colloque de la Semaine du Sous-titrage pour les personnes sourdes ou malentendantes.
  • 2010 : colloque sur « La traduction des noms propres dans le contexte de la traduction des écrits de voyage », ESIT. « Norme, pragmatisme et frustration : la traduction des noms propres dans le documentaire de voyage ».
  • 2010 : « Languages and the Media », 8th International Conference & Exhibition on Language Transfer in Audiovisual Media (Berlin).
  • 2011 : participation à une table ronde dans le cadre de la Quatrième journée de la traductologie de plein champ (Université Paris Diderot) consacrée au thème « Désir de traduire et légitimité du traducteur ».




3. Assurer une veille sur l’état de la profession

Face à la crise profonde que traverse la traduction-adaptation audiovisuelle, l’ATAA se veut aussi un observatoire de la profession : elle ne se contente pas de réaliser des constats, mais mène aussi une réflexion sur l’avenir de nos métiers.

  • Un suivi permanent des tarifs de la traduction audiovisuelle (via une rubrique du forum qui permet de poster ses tarifs, au choix, de façon anonyme ou non), qui donne lieu à une synthèse annuelle des tarifs ainsi collectés auprès des membres. C’est une façon de se faire une idée précise des tarifs pratiqués et d’établir des comparaisons par type de programmes, laboratoires, client final, etc. L’accès à cette synthèse est réservé aux adhérents de l’ATAA.

  • Des enquêtes ponctuelles menées auprès de toute la profession : sur les tarifs de la traduction audiovisuelle et la situation générale des adaptateurs (2006, 2007), sur les tarifs du doublage (2008), sur l’avenir du statut des adaptateurs de sous-titrage sourds et malentendants (2009), enfin sur les débouchés des formations spécialisées dans la traduction audiovisuelle (2010). Le bilan de ces enquêtes a été présenté lors des différentes soirées portes ouvertes de l’association.

  • Un aperçu de la dégradation des conditions de travail des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel : mise en parallèle entre la baisse des tarifs et la multiplication des formations Bac+5 à la traduction audiovisuelle (consultable ici, présentation rédigée dans le cadre d’un colloque et publiée sur le blog de l’association) ; publication d’un texte intitulé « Adaptation audiovisuelle : les réalités d’un secteur en crise » dans la revue Traduire n° 216 (publication de la SFT). Le texte peut être consulté sur le site de l’ATAA.

  • Des actions militantes menées pour contrer les baisses de tarifs imposées par certains laboratoires : pétitions à vaste diffusion et communiqués de presse. Les communiqués peuvent être consultés sur le blog de l’association.

  • Seule ou aux côtés du Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC), l’ATAA mène aussi une réflexion sur l’avenir du droit d’auteur. En témoigne par exemple l’article « Internet aura-t-il raison du droit d’auteur ? », rédigé par l’une de ses adhérentes et publié dans la revue Translittérature n° 35 (publication de l’ATLF).

  • Le pôle « sous-titrage sourds et malentendants » de l’ATAA a rencontré divers syndicats de salariés et pris contact avec l’Agessa, le SNAC et le Délégué inter-ministériel aux personnes handicapées afin de tenter de trouver un statut acceptable et protecteur pour les adaptateurs spécialisés dans le sous-titrage « sourds et malentendants ». L'évolution du statut est en cours...

  • Le pôle « doublage » de l’association entretient des liens avec les représentants des détecteurs, afin de mener une réflexion commune sur les conséquences du passage aux logiciels de doublage sur nos deux professions.



4. Renouer le dialogue avec les commanditaires (clients directs et indirects)

Dans un contexte économique difficile pour les traducteurs-adaptateurs, l’ATAA est aussi devenue un interlocuteur important des commanditaires de traductions, qu’il s’agisse des distributeurs, des chaînes de télévision, des éditeurs vidéo ou des laboratoires.

  • L’annuaire des adhérents de l’ATAA permet aux professionnels de l’audiovisuel de prendre contact directement avec un traducteur en fonction de ses domaines de spécialisation et de ses langues de travail (fonction « recherche » ou consultation de la totalité de l’annuaire).

  • Lors des baisses de tarifs survenues depuis 2006, l’ATAA s’est montrée ouverte au dialogue avec les laboratoires, a sollicité – et parfois obtenu – des rendez-vous pour évoquer le problème de la rémunération des traducteurs. Malheureusement, cette volonté de dialogue n’a pas toujours été suivie d’effets, notamment en raison du rapport de force défavorable dans lequel se trouvent les adaptateurs.

  • Depuis 2008, l’ATAA participe aux réunions tripartites organisées sous l’égide du Centre national de la cinématographie (CNC), qui rassemblent les laboratoires, les clients finaux des traducteurs de l’audiovisuel (éditeurs vidéo, chaînes, distributeurs) et les auteurs (représentés par le SNAC et par l’ATAA). Ces réunions ont permis d'établir une charte de qualité qui a déjà été signée par un certain nombre de diffuseurs ; elle peut être consultée sur le site du CNC.

  • L'association a également publié un guide du sous-titrage et du doublage (« Faire adapter une œuvre audiovisuelle : ce qu’il faut savoir »). Cette publication à visée pédagogique, contenant un ensemble de recommandations à destination des commanditaires de traductions audiovisuelles, vise à encourager nos clients à faire les bons choix pour obtenir une version française à la hauteur de l’œuvre originale.




5. Établir des liens avec les formations universitaires à la traduction

Soucieuse d’informer les étudiants et d’éviter autant que faire se peut la poursuite de la dégradation des conditions de travail sur le marché de la traduction, l’ATAA consacre beaucoup de temps (et d’énergie) à des actions de sensibilisation.

 

    a. En direction des étudiants

Chaque année, des membres de l’ATAA rendent visite aux étudiants de Master II dans les universités préparant à la traduction audiovisuelle (Lille, Strasbourg, Nice, Nanterre, Toulouse, Esit, Evry) et d’autres masters formant à la traduction littéraire ou technique comme à Charles V ou Paris VII. Le but est d’informer les étudiants sur leur futur métier, de les avertir des difficultés qui les attendent pour leur éviter de tomber dans les pièges tendus, mais aussi de sensibiliser à notre situation et de compléter la formation dispensée par des enseignants qui ont parfois une vision erronée et/ou idyllique du marché de la traduction audiovisuelle. L’ATAA a également produit des textes destinés aux étudiants et jeunes diplômés : « Adaptation audiovisuelle : les réalités d’un secteur en crise » ; « Quelques conseils à destination des auteurs débutants dans la traduction audiovisuelle » (première partie, seconde partie).

 

    b. En direction des universités
  • L’association s’alarme vivement de l’ouverture annoncée de nouvelles formations à la traduction audiovisuelle. Cette inquiétude découle d’un constat simple : le marché de la traduction audiovisuelle étant déjà extrêmement saturé, il semble peu pertinent d’ouvrir de nouveaux masters II qui formeront fatalement des chômeurs (exemple : cas du master II envisagé à Evry, dont le sort est à ce jour incertain). Dans ce contexte, l’ATAA entretient des liens avec les instances officielles de l’enseignement supérieur.
  • L’ATAA a réalisé en 2010 une étude (fondée sur un questionnaire diffusé largement) sur l’insertion professionnelle des jeunes et moins jeunes diplômés des formations spécialisées dans la traduction audiovisuelle.

  • Pour éviter la multiplication des stages en laboratoires (dont l’intérêt pour les étudiants est discutable et qui nuisent à la profession dans son ensemble), l’ATAA réfléchit actuellement à la mise en place d’un système de tutorat qui permettrait aux étudiants en traduction de découvrir leur futur métier dans des conditions plus proches de la réalité (quotidien du free-lance) et de bénéficier d’un suivi personnalisé par un traducteur en activité. On pourra lire à ce sujet cette série de billets sur le blog.

  • À venir : prise de contact avec l’AERES (Agence d’Evaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), en vue de sensibiliser cette instance aux faibles débouchés des Masters II en traduction audiovisuelle).

  • À venir : un recueil de témoignages de stagiaires, permettant de mesurer l’utilité réelle des stages en traduction audiovisuelle.




6. Resserrer les liens des traducteurs-adaptateurs avec les organismes professionnels

Associations de traducteurs, sociétés d’auteurs, CNC, syndicats… autant d’organismes dont les activités ont une incidence directe sur le métier de traducteur de l’audiovisuel. Là encore, l’ATAA s’efforce d’accroître la représentativité de nos métiers et de faire avancer certains dossiers épineux.

 

    a. Associations de traducteurs

L’ATAA contribue à faire reconnaître la traduction-adaptation comme une spécialité à part entière au sein des métiers de la traduction.

 

  • Elle entretient des contacts réguliers et amicaux avec les associations représentant les autres spécialités de la traduction : la Société française des traducteurs, l’Association des traducteurs littéraires de France ou encore l’Association des anciens élèves de l’ESIT. Une liste de diffusion interassociations a été mise en place pour faciliter la communication entre ces différents organismes et réfléchir de concert sur nos problématiques communes – avec l’ATLF, par exemple, sur la question de la formation des traducteurs.

  • Elle a également noué des liens avec ses organisations « sœurs » existant à l’étranger et participe aux activités de l’International League of Subtitlers, groupement d’associations de traducteurs danois, norvégiens, polonais, suédois et britanniques (l’ATAA a notamment accueilli à Paris le sommet de juin 2007 de l’ILS). Pour formaliser ces liens, une association regroupant les différentes organisations de traducteurs audiovisuels en Europe (l’AVTE) a vu le jour en 2011.

 

    b. Sociétés d'auteurs
  • De nombreux rendez-vous ont eu lieu à la SACEM. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes, mais on peut mentionner les actions suivantes :
  • La mise en ligne, sur le site de l’ATAA, d’un annuaire des différents interlocuteurs de la SACEM (souvent « insaisissables »…).
  • L’obtention, pour les traducteurs travaillant vers des langues autres que le français, de droits à la diffusion pour le sous-titrage des programmes diffusés sur TV5.
    - Un gros travail sur la question de la VM, afin que les auteurs de sous-titrages diffusés dans le cadre de la VM perçoivent enfin des droits à la diffusion. Des relevés de programmes télévisés diffusés en VM ont notamment été compilés à destination de la SACEM. Ce dossier est loin d’être réglé et les auteurs concernés sont invités à faire valoir leurs droits individuellement auprès de la SACEM.

  • A venir : une synthèse pour comprendre les règles de répartition de la SACEM.
  • À venir : de nouvelles négociations avec la SACEM afin que les œuvres traduites par ses adhérents soient répertoriées par le moteur de recherche de son site.
  • La représentativité des auteurs de traductions audiovisuelles s’est améliorée à la SCAM, avec l’entrée en 2006 d’un traducteur de l’audiovisuel à la commission du répertoire audiovisuel, et la création d’un poste de suppléant à cette même commission en 2009 (elle était jusqu’alors composée uniquement de réalisateurs). Tous deux participent également à la sélection des œuvres auxquelles un jury décerne chaque année une trentaine de prix, les Etoiles. Par ailleurs, l’ATAA rencontre régulièrement les juristes de la SCAM pour aborder diverses questions liées au droit d’auteur ou à leur répertoire, comme le problème de la VM qui se pose parfois aussi dans le domaine du documentaire.



    c. Divers

 

  • Un membre de l’ATAA a posé sa candidature à la commission d’attribution des aides à l’édition vidéo du CNC (candidature en cours d’examen). Une présence dans cette instance permettrait de mieux tenir compte de la qualité des sous-titrages de DVD dans l’attribution des aides du Centre national de la cinématographie.

  • Le pôle « sous-titrage sourds et malentendants » de l’ATAA participe au Comité de pilotage pour le plan des métiers de l'accessibilité aux personnes déficientes auditives.

  • L’association est également représentée au comité de réflexion sur l’accès à la formation professionnelle des auteurs, dont l’objectif est de remédier à l’absence totale d’accès à la formation professionnelle dont pâtissent actuellement les auteurs et les artistes.

  • L’ATAA a rencontré le CSA afin d’en savoir plus sur les consignes éventuelles données aux chaînes quant à la citation de marques, au niveau de langue, etc., autant d’éléments vécus comme des contraintes d’écriture par les auteurs de doublage.

  • Enfin l’association est en contact avec l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) dans le cadre d’une veille face aux dangers du fansubbing et du piratage de fichiers de sous-titrages ainsi que de films doublés.




7. L’avenir… et vous !

Forte de sa « jeune maturité » et d’une communauté d’adhérents qui ne cesse de croître (près de 250 en 2013), l’ATAA entend aujourd’hui donner une nouvelle dimension à son action, en œuvrant plus activement encore en faveur de la qualité des traductions audiovisuelles, en impliquant le grand public dans ses actions, en mettant l’accent sur ses activités éditoriales et en alertant sur les enjeux de l’adaptation audiovisuelle. L’ATAA dépend exclusivement de l’engagement de ses membres. De nombreux chantiers restent en suspens, de nombreuses actions ne peuvent être menées faute de temps et de volontaires. L’ATAA a besoin de vous, et notamment dans les domaines suivants :

 

  • recherche de subventions
  • participation au chantier « médias » (contacts avec la presse, rédaction de communiqués)
  • relations avec la Sacem, travail sur le dossier de la VM et sur la répartition des droits VoD
  • idées nouvelles pour la lutte contre les baisses de tarifs
  • travail sur les formations à la traduction audiovisuelle (demande d’un numerus clausus, sensibilisation des universités aux difficultés du marché de la traduction audiovisuelle, mise en place du projet de tutorat)
  • travail sur la mise en place d’un label de qualité pour la traduction audiovisuelle (comparable aux labels « commerce équitable »)
  • veille sur le travail gratuit : prise de contact, notamment, avec les festivals et les laboratoires exploitant illégalement le travail des traducteurs
  • stagiaires
  • traduction du site en anglais et en espagnol.