Introduction

Dans la première partie de ce dossier spécial consacré au Japon, il a essentiellement été question de traduction de longs métrages pour le cinéma[1]. Pourtant, une partie non négligeable du marché de la traduction audiovisuelle japonais-français concerne des dessins animés (ou anime) destinés à la télévision, aux plateformes Internet et à l’édition DVD. Nous avons demandé à Emmanuel Pettini, adaptateur au profil atypique, de nous parler de son parcours dans ce secteur de niche très particulier.

Cet entretien ouvre un deuxième volet qui approfondit notre exploration de la traduction des films japonais avec, tout d’abord, un point de vue très personnel de Max Tessier, critique et historien du cinéma, qui livre ici ses souvenirs de l’évolution de la traduction des films japonais en France depuis les années 1960.

En remontant le temps encore un peu plus, un flash-back jusqu’au début du cinéma parlant fera découvrir, ou redécouvrir, les benshi, ces bonimenteurs qui, initialement, traduisaient les intertitres des films muets étrangers, mais dont le rôle de « traducteurs » prit une nouvelle ampleur avec l’arrivée de la parole.

 
 

 

  1. Voir L’Écran traduit n° 4, automne 2015 : http://ataa.fr/revue/archives/3657.
    []